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Provence Côte d'Azur


    Vos commentaires sur notre livre d'or

    La plupart des informations utilisées dans ce site sont tirées du livre Histoire de Saint-Saturnin lès Avignon, paru en 1970,écrit par
     Jean Mounition

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Histoire de clocher

L'horloge publique

         Le premier projet d’horloge (connu) est de 1622 lorsque l’Assemblée générale des habitants vote « l’achat d’une cloche pesant au moins douze quintaux, “laquelle servira pour l’église et au besoin pour une horloge. »
          Les années passent; le pays s’impatiente sur l’urgence d’une horloge, Dans sa réunion du 2 mars 1683, l’assemblée communale après avoir longuement discuté sur la grande nécessité d’une horloge, délibère: « d’en installer une dès que la commune le pourra. »
          Le 17 mai 1693 « Pierre Guillaume, sergent papal du lieu d’Entraigues reconnaît avoir reçu 24 sols pour avoir vaqué à la délivrance du horrologe », c’est-à-dire avoir publié la mise aux enchères dans les lieux
           Le 13 septembre 1693, le sieur Nicolas Pinet, horlogeur de l’Iles-en-Venaissin, signe un contrat avec la commune de Saint-Saturnin «pour la confection d’une horloge et pour le prix de 208 Livres, » Le même jour, le sus-dit Pinet reconnaît avoir reçu premièrement “96 livres, 13 sols et 4 deniers et d’autre part 82 livres, 1 sol et 6 deniers pour acompte des 193 livres, 6 sols et 8 deniers à quoi se monte le premier carton du prix fait de l’horloge.

         Mais au total près de 410 livres sont versées à l’horlogeur. Nous voilà loin de 208 livres que comportait le contrat initial de M. Pinet. Y eut-il de gros imprévus? Il est permis de le penser.
         Mais ce n’est pas tout. A ces dépenses s’ajoutent 10 écus et 20 sols au maçon Bourdet François, qui a construit la bâtisse de l’horloge. 3 écus pour 8 charrettes de pierres d’Entraigue payées à Antoine Lombard. 11 quintals de chaux à 15 sols le quintal, 7 émines  de plâtre à 4 sols la charge.    Nous trouvons encore la fourniture et le transport de 2 charrettes de bugets (pierres plates) de Villeneuve. Huit charrettes de pierres pastouïres de Gigognan, 2 voyages de sable, etc.
         Cette nouvelle horloge ne paraît pas fonctionner normalement puisque le 6 septembre 1699, le maçon François Bourdet reçoit 9 livres et 16 sols pour avoir blanchi et garni de plâtre la place de la montre solaire de l’horloge et le 27 du même mois il est dit que « le maistre serrurier Lany Daniel, de Saint-Saturnin, a fait l’esguille de la montre solaire et a reçu pour cela la somme de 12 sols patas. »
           Dans la période qui suit de nombreuses réparations sont nécessaire au bon fonctionnement de notre horloge. Notons par exemple en 1631, l’appel au frère Anselme, chartreux de Bon-Pas.
            Ce fut très certainement une délicate entreprise que de porter et de ramener de Bon-Pas un mécanisme aussi sensible. Le transport, tant à l’aller qu’au retour, revêt l’aspect d’une véritable expédition avec ses arrêts « à l’aller au logis de Tartail et au retour à Morières pour donner du foin pour les bêtes et pour faire manger et boire ceux qui portaient l’horloge. »   Malgré de multiples précautions, le fragile mécanisme fut quelque peu abîmé à son arrivée ici, ce qui motiva une dépense de « douze sols et demi pour trois livres et demi de plomb pour plomber une pièce de l’horloge qui avait esté ébranlée en montant le dit horloge pour le mettre en place au retour de Bon-Pas. »
           Par la suite nous relevons les honoraires de Laurent Petit (cardeur à laine) et gouverneur de l’horloge. Ces honoraires annuels, qui étaient de 21 livres en 1707.
          L’horloge paraît avoir longtemps donné satisfaction et ce n’est qu’en 1811 qu’il fut l’objet d’une révision générale à l’occasion de l’agrandissement de l’église. Cette date est inscrite en haut du clocher. L’horloge fut électrifiée en 1961 puis  informatisée en 1992.

cloche
sceau